L’effet miroir : est-ce véridique et vérifiable ?

L’effet miroir : est-ce véridique et vérifiable ?

La théorie du miroir, tu connais ?

On dit que ce que nous n’acceptons pas chez les autres reflète ce que nous rejetons chez soi… Est-ce toujours le cas ?

Tu seras sans doute d’accord de constater qu’il est parfois difficile d’adhérer à ce concept puisque certains aspects que tu ne supportes pas chez les autres, hé bien tu as beau retourner la situation dans tous les sens, tu ne la retrouves pas en toi. La théorie ne s’applique donc pas.

Prenons l’exemple de la violence. Tu ne supportes pas la violence chez une personne.

Si tu as le courage d’entamer un travail d’introspection et te regarder sous tous les angles en t’imaginant dans certaines situations, tu constateras que non, tu n’es pas une personne violente avec les autres.

Oui mais…

Avec toi-même, comment te comportes-tu ?

Imagine que tu n’aies pas atteint l’objectif que tu t’étais fixé.

Imagine que tu aies fait une erreur, que tu aies déçu, voire blessé, une personne qui t’est chère.

Quel sera ton discours intérieur ?

Te consoleras-tu en te disant « Tu as fait du mieux que tu pouvais, ce n’est pas grave.», ou vas-tu plutôt te flageller et ressentir de la culpabilité ?

Que ressens-tu lorsque tu as échoué ?

Un sentiment de joie ? Certainement pas.

De la colère ?

Et cette colère, comment l’exprimes-tu contre toi-même ? Quels mots emploies-tu pour te juger ?

Te parles-tu avec douceur ou avec une certaine forme de violence ?

Tu l’auras compris, la prise de conscience est un premier pas, mais cela ne suffit pas. Accepte déjà que tu portes la violence en toi et c’est OK. Cela ne fait pas de toi une mauvaise personne.

Pour désamorcer cette « auto-violence », tu dois te “reprogrammer” par le biais d’une nouvelle pratique et ce, régulièrement.

Par exemple, lorsque tu te surprends en train de te dénigrer ou te juger violemment, tu peux directement corriger ton discours intérieur en choisissant des mots bienveillants et encourageants.

On dit qu’une nouvelle habitude se crée au bout de 21 jours de pratique

Donc : il faut le faire TOUS-LES-JOURS.

OK mais…

Lorsque tu auras atteint cela, et tu pourras en être fière, est-ce que la violence chez l’autre cessera de te toucher ?

Hé bien non.

Du coup on fait quoi de tout ça ?

Regarde….

Tu as toujours ta sensibilité qui t’est propre et qui fait que tu es la personne que tu es… et là aussi c’est parfaitement OK. Derrière ta sensibilité se cachent tes valeurs… (certains répondront « Non, il y a les blessures aussi. » Attends… J’y arrive.)

Par contre le changement auquel tu peux t’attendre, c’est que cela ne te déclenchera plus ce sentiment de rejet contre une personne violente car tu en seras beaucoup moins affectée. S’il s’agit d’une personne proche, à laquelle tu tiens, tu découvriras que tu auras les ressources pour l’accueillir dans sa blessure, voire l’accompagner dans son évolution (on ne naît pas violent, on le devient pour une raison).

Comprendre le pourquoi

Si malgré tes efforts au quotidien, tu n’arrives pas à transcender ton «auto-violence» en «acceptation de soi», là on peut parler de blessures. Le «pourquoi» a toute son importance.

Pourquoi es-tu si violente avec toi ?

En comprenant le « pourquoi », tu y trouveras les clés pour te dé- et “re-programmer” pour retrouver un équilibre sain à l’intérieur de toi et, inévitablement, avec l’environnement extérieur qui vient effectivement refléter ce qu’il se cache en toi.

Quelle succession d’événements du passé a créé une blessure en toi, créant ainsi un programme automatique d’auto-violence ?

  • Quelle est la croyance (limitante) qui s’y cache ?
  • Quel type de pensées cette croyance va générer en toi ?

Une croyance limitante entraîne un système de pensées déséquilibré qui peut générer des réactions d’attaque particulièrement violentes.

Contacte-moi à info@lapenseeautrement.ch si tu souhaites être accompagnée.